Greenwashing

Laundry Time Bean par Auzizog

Le greenwashing – littéralement lavage vert en français, à traduire plutôt par écoblanchiment – est une utilisation de concepts pseudo-écologique dans un but de communication et souvent commercial.

Ici le pseudo- est particulièrement important, car j’approuve totalement les personnes qui font de réels efforts écologiques, même si c’est à la base uniquement pour vendre plus. Peu importe les arrières pensées si le résultats pour l’environnement est bien là.

Par contre, certains n’hésite à enrober de verdure leur communications en passant sous silence certains aspects, notamment le bilan global de leur opération.

Quelques exemples?

La basse consommation, un bon prétexte pour n’importe quoi

Baisser la consommation de certain appareil est une bonne chose que je ne remet pas en cause. Par contre, ce servir d’une faible consommation comme prétexte de vente « écologique ». C’est l’argument le plus courant actuellement dans la bouche des publicitaire et commerciaux, comme si le respect de notre environnement n’était qu’une question de consommation énergétique en utilisation.

Pause par Rafa Puerta PhotoC’est une grande tendance: proposer des tas et des tas de produit en vantant leur faible consommation comme argument de vente: ça va de la voiture (qui consomme encore et toujours de l’essence dans l’immense majorité des cas) au gagdet qui servira 3 fois avant de finir sa vie au fond d’un tiroir puis la poubelle. On peut aussi y mettre un tas de gagdet pour produire de l’électricité en faible quantité: chargeur solaire, à manivelle, à hélice… qui ne produiront probablement jamais autant d’énergie que celle dépenser pour les fabriquer, les transporter et les traiter une fois devenu déchet.

Il y a donc 2 questions à se poser pour éviter les pièges de l’appel à la consommation:

  • « en ai-je vraiment besoin ? » (question différente de « est-ce que ça m’est utile? »)
  • « en dehors de sa consommation, quel est son bilan global ? »: fabrication, transport, emballage, durée de vie, gestion des déchets… le rapport utilité/conséquence est-il intéressant ?

Livre électronique, FBI

Très à la mode c’est dernier temps, un des principaux arguments qu’on peu entendre en faveur du livre électronique c’est en gros qu’avec le livre électronique, on va coupé moins d’arbre pour faire du papier, donc c’est bien pour la planète. Pourquoi pas, mais:

  • Kindle Manual Loading par librarymanla fabrication des composants électroniques, de l’écran, des plastiques de la coque… entre les énergies et les matières premières (dont des minerais rares pour les puces), ça sent déjà mauvais pour l’électronique. Le livre par contre, le papier peut provenir de sources renouvelables forêt gérée à long terme, encres et colles végétales et l’eau utilisée est assez facile à traité avant son rejet dans le milieu naturel.
  • consommation à l’utilisation: 0 watts pour le papier: imbattable.
  • durée de vie: le papier ne tombe jamais en panne. On possède encore des ouvrages qui ont plus d’un millénaire, quand les gadgets électroniques sont conçu pour des durée de quelques années seulement. C’est aussi la culture qu’on protège!
  • recyclage: le papier recyclé est de plus en plus courant. Ce recyclage est d’ailleurs assez facile. Je n’ai pas encore entendu parler de puces recyclées, les emballages et quelques éléments simples comme la coque sont recyclables

En poussant le vice jusqu’à faire un peu de greenwashing à propos des livres, on peut dire que le papier, c’est du carbone fixé sous forme solide et durablement dans nos bibliothèques 😀 . Il ne faut donc pas confondre le papier utilisé comme support pérenne de notre culture et de nos connaissances avec la consommation inutile de papier pour la publilicité ou les gâchis de papier avec les impressions inutiles.

Petit lien vers un article qui va plus en profondeur: Le livre électronique : mirage technologique, désastre écologique sur notre-planete.info

Exemple alimentaire, le paradoxe

Est-il raisonnable d’acheter des kiwis issus agricultures biologiques sur-emballés (barquette plastique + étuis plastique) produit en Nouvelle-Zélande (13000km en avion) plutôt que des kiwi issu de l’agriculture classique produit en France ou en Europe, vendu en vrac?

Pas vraiment, et c’est pourtant ce qu’on trouve dans de nombreux supermarchés. Et c’est le cas de nombreux aliments donc la production suit des méthodes responsables mais qui traverse le monde au prix de tonnes de kérosène et de diesel brûlé.

Petit exemple parmi d’autres

Un chargeur solaire USB sera utile voir indispensable au randonneur qui a besoin de recharger son GPS ou son téléphone loin de toute prises de courant, mais sera totalement contre-productif utilisé uniquement accroché à la vitre de son appartement tant son efficacité est faible par rapport à ce qu’il a coûté pour être fabriqué et le rendement d’un chargeur secteur. Fausse bonne idée!

Gros exemple roulant

Faire croire à tord que les derniers modèles de voiture sont écologiques, alors qu’elle consomme toujours de l’énergie non-renouvelables en produisant toujours des gaz polluants ou à effet de serre et dont la fabrication et l’entretien sont de plus en plus complexe, surtout à long terme.

Exemple atomique

La dernière pub pour AREVA, qui laisse plus que suggéré que le nucléaire, c’est écologique. Au point que cinq plaintes ont été déposées devant le jury de déontonlogie publicitaire, selon Rue89.

Exemple publicitaire

Distribuer des clefs USB ou de mini-CD à la place du papier pour un pseudo-motif écolo. Ca vaut bien le livre électronique pour le coup! C’est une pratique de plus en plus courante dans les salons.

C’est pas toujours évident.

Et certains cas sont difficiles à trancher: lampes à économie d’énergie (tubes fluocompact, DEL…) bourrées d’électronique qui me semble moins facile recyclables que les bonnes vieilles ampoules à incandescences, mais largement moins consommatrice par exemple. Le bilan n’est vraiment pas évident à faire et si quelqu’un à une étude précises et objectives sur le cycle de vie de ces ampoules, ça m’intéresse beaucoup !

D’autres exemples de greenwashing ?

7 réflexions au sujet de « Greenwashing »

  1. Pour le livre électronique, faudrait quand meme faire une étude sérieuse sur son usage avant de porter un jugement.

    En effet, un livre electronique n’est pas uniquement voué a remplacer un exemplaire de Germinal en bon vieux papier. On peut y lire des revues, des quotidiens etc etc… Si tout les matins on télécharge son édition du monde et de gala pour la lire dans le metro alors l’économie de papier (meme recyclée) sera bien réelle et assez massive. Sans compter que ces journaux, il faut des camions pour les emmener jusqu’au Marchand de journaux…

    Tout ca compense largement l’impact de la fabrication d’un livre electronique.

    Apres, j’en sais rien, j’ai pas de livre électroniques et je n’ai aucune idée sur les usages qui en sont faits. Peut etre que personne ne lit libé sur son livre electronique, mais peut etre que oui.

    Juste, que je me garderais bien de porter un avis aussi ferme et définitif sur ce produit technologique.

    1. Je fais la distinction entre le papier utilisé à long terme, qui restera dans nos bibliothèque de longues années, de celui qui circule tous les jour et dont le contenus devient rapidement obsolète: journaux, magazines, catalogues, pub…

      Le livre électronique vise à remplacer la première utilisation, et dans ce cas la solution électronique ne me semble pas du tout pertinente pour les particuliers.

      Pour la seconde utilisation, souvent d’ailleurs très riche en illustration et couleur impossible à reproduire avec les livres électronique en noir et blanc, le marché s’oriente de lui-même vers des solutions électroniques plus génériques: actualité et articles en lignes, liste de diffusion publicitaire, disponibles depuis un PC ou un mobile… mais pas depuis un livre électronique.

      Enfin, ceci est mon point de vue et n’a pas la prétention d’une étude scientifique complète.

      Voilà aussi un article intéressant sur le sujet, mais que j’ai trouvé après avoir publier ce billet: Livre électronique ou livre papier : qui est le plus écologique ?

  2. Ouais, enfin c’est une étude commanditée par un éditeur de livre papier… un peu comme les études commanditées par philip morris qui arrivaient toutes a la conclusion que le tabagisme n’était pas nocif.

    Le livre électronique s’adresse essentiellement aux gros lecteurs. ceux qui lisent 1 ou 2 livres par semaine. Puis dans l’impact écologique du livre tradiotionnel, dans toutes ces études, qu’est ce qui est pris en compte ? juste la production du livre et du papier. Ou l’ensemble des dépenses « annexes » : essence lors de livraison du livre chez le libraire, les allez/retours en voiture du lecteur chez le libraire pour les acheter, cout de fabrication et de livraison des bibliothèques pour stocker les livres chez soit …

    Pour un gamin, un livre électronique qui remplacerait tout ses bouquins de classe éviterait pas mal de scolioses.

    Evidemment, il y aurait un impact social négatif si ca se généralisait (faillites des libraires, des société de fabrication de livres etc etc)

    1. Où est-ce que tu vois que c’est commandité par un éditeur papier ??? Le site en question est même consacré à l’édition numérique…
      Le document d’origine provient des Amis de la Terre, association écologistes. Elle as donc plutôt intérêt à mettre en avant la solution la plus verte. Enfin, l’autre est chargé chargé de campagne forêts et devrait donc se réjouir de ne plus les voir se transformer en papier, s’il n’y avait pas d’autre aspect à prendre en compte.

      De plus toutes les recherche que j’ai faites sur l’aspect écologique du livre électronique ou papier concluent de la même façon et ces résultats sont même relayer par les site pro-ebook.

      Pour le livre papier, il y a peut-être pas mal de déplacements à prendre en compte, mais le livre électronique à aussi des dépense annexe pour l’entretien des infra-structures électroniques: puissants serveurs d’e-commerce 24h/24 365j/an, PC pour gérer ces achats à la maison, rechargement de la batterie, emballages, notices, …

      De plus ne te trompe pas de combats: je ne nie pas les aspect pratique du livre électronique, mais je conteste les faux argument pseudo-écolo qui l’entourent régulièrement.

      Je serais TRES intéressé par une études et/ou des arguments étayés en faveur de l’aspect écolo du livre électronique.

      En ce qui concerne les élèves, un PC en classe offrira aussi plus d’interactivité pour les cours. Le livres électronique n’est pas une bonne solution car trop partielle. Il n’apporte rien au niveau pédagogique par rapport à son coût et d’autre solutions moderne permettent de résoudre le problème du poids. Pour le prix d’un ebook, tu peux te permettre un netbook par exemple. Poids: OK, alimentation électrique : on s’en fout, il y a du jus en cours et à la maison… à la rigueur, on pourrai supprimer la batterie (gain en poids, en prix et pour l’environnement) et au niveau péda, c’est vraiment beaucoup plus riche et polyvalent.

      Pour l’impact social, OK et c’est même la tendance sur beaucoup de chose depuis un siècle avec l’industrialisation et l’automatisation… rien de nouveau sous le soleil, notre société continue sa transformation. L’impact sera lmiter à la fabrication et la vente directe par contre: les auteurs, éditeurs, correcteurs… seront toujours là, mais les ouvrier d’imprimerie et vendeurs seront remplacer par des informaticiens et leurs serveurs.

  3. Non non, les amis de la terre ne sont pas les auteurs de l’étude. Ils relayent juste les résultats d’une étude commandée par Hachette :

    Cf les liens en bas du premier article et c’est plus détaillé dans le deuxième lien, celui que tu donnes en réaction a mon premier commentaire :
    « Pour le SNE (Syndicat National de l’Edition), le livre papier est bien plus écologique que le livre numérique. Le SNE se base sur une étude commandée par Hachette Livre à la société Carbone 4, au vu de la pollution générée par un ebook, l’utilisateur doit lire au moins 240 livres numériques en 3 ans avec le même appareil pour l’amortir écologiquement parlant. Mais qui a le temps de lire 240 livres ? »

    C’est un peu comme si le syndicat des maisons de disques commanditait une étude pour prouver que le CD est plus écologique que le mp3.

    J’ai cherché ensuite a avoir les détails de l’étude. Histoire de voir ce qu’elle prenait réellement en compte dans le calcul du bilan carbonne du papier et du livre numérique. Et j’ai pas trouvé…

    Donc en attendant, je me garde bien d’avoir un avis définitif sur le sujet … et de m’acheter un livre éléctronique !

    1. Merci pour l’info sur l’origine de l’étude et désolé pour le délais d’approbation, je reviens tout juste d’un stage d’entrainement.

      Concernant Hachette, je pense que, comme de nombreux gros éditeurs, ils commandite des études d’opportunités sur les livres électronique pour évaluer le marchés et voire si ça vaut le coup de prendre le virage vers le numérique et de quel façon le faire. Et c’est aussi vrai que ce genre d’étude peux aussi légitimer un refus d’investissement lourd en pleine période financièrement délicate.

      Je trouve aussi que c’est un peu différents de l’édition musicale, car auparavant les lecteurs n’avait besoin d’aucun appareil pour accéder au contenu d’un livre. Le livre papier et à la fois le contenant et l’instrument d’accès au contenu.
      Pour la musique et la vidéo, le contenant (casquettes, puis disque et enfin les fichiers dématérialisées) et l’appareil de lecture du contenu sont distincts. Les éditeurs de musique et de vidéos n’ont pas la même maîtrise et les mêmes contraintes de diffusion que les éditeurs « papiers ». Dans leur cas, la dématérialisation du contenant est peut-être une bonne chose écologiquement (perte de support matériel: fabrication, transport… maintien d’appareil de lecture, parfois même plus petit et simple, mais entretien des serveurs et des réseaux informatiques). Ça reste à voir.

      Enfin pour l’avis définitif, je n’en ai pas non plus, et je suis tout à fait près à changer d’avis si on me présente des arguments en faveur du livre électronique. Cependant, pour l’instant, je reste plutôt hostile à cette solution et surtout à l’opération de communication qui consisye à dire les ebook sont plus écologique que les livres papiers.

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