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J3 – Allo Coco Bobo

Un court et dernier message pour expliquer la fin de mon parcourt et le long silence qui en a découler.

Le 3ème jour, je n’ai finalement fait que quelques kilomètres… En effet, je me suis blessé bêtement à la cuisse: une chute à pied en cadrant une photo de Tournon sans faire attention à la marche juste derrière moi. Rien de grave, mais je n’avais pas envie de perdre un ou deux jours à attendre de me remettre.

J’ai quand tenté le coup, mais bon… j’ai  préféré laisser tomber.

Après une visite de la Chocolaterie Val Rhona (que je recommande: très bon chcolat en dégustation à volonté !), j’ai appelé mon amie Coline et pris le premier train pour Vienne.

Voilà !

Au passage, Vienne est une ville très intéressante avec notamment de très belles ruines antique qui valent autant le détour que celles d’Arles.

J2 – Lamastre – Tournon-sur-Rhône

Cette deuxième journée a été encore plus reposante que prévue. Je me suis levé relativement tard et j’ai pris tranquillement mon temps pour le petit déjeuner et le remballage. D’autant plus, que Lamastre et toute la vallée était plongée dans la brume.

Je ne suis parti du camping qu’un peu avant midi, en profitant d’être à pied pour grimper dans le tout petit village médiéval du Retourtour autour des ruines du chateau. Je constat aussi que le Doux, n’est pas toujours si tranquille. Un repère à plus de 2,5m du sol au pieds des ruines rappelle le niveau atteint lors de la crue du 3 août 1963! Après cette courte visite, je suis aller prendre un repas léger (tagliatelle bolognaise) en terrasse dans le centre de la bourgade.

Vers 14h00, je chausse enfin mes rollers alors que dans mon planning je devrait déjà être à Tournon-sur-Rhône en train de déguster du chocolat Valrhona. C’est aussi l’occasion de me rendre compte de la fatigue accumulé la veille. Les cuisses, c’est bon par contre j’ai une boule de pétanque à la place du mollet droit.

Heureusement, la montée jusqu’au lieu-dit « Bruas », bien que longue de 14km, est relativement douce, soit pas plus de 5%. A l’amorce de la descente, un vélocouchiste me rattrape et se place à ma hauteur. On discute de nos discipines respectives et de la beauté des paysages ardéchois pendant quelques minutes aavant qu’il me dise qu’il va m’attendre plus bas à un carrefour pour me voir passer.

Il m’attend effectivement à quelques kilomètres à un croisement en plein virage. Je lui fait signe et continue de descendre pensant qu’il va me rattraper, mais il me parle et je tente de freiner. Trop brutale! et mauvaise position du skate-drive! je me retrouve à courir à bonne vitesse dans les caillous puis l’herbes pendant que le skate-drive fait un soleil. Je l’ai échappé belle. Pas de casse de mon côté et le skate-drive s’en sort plutôt bien: juste une vis servant de « béquille » s’est enfoncée dans le coffre. Ouf!

Je remonte alors à la hauteur du vélocouchiste et de sa monture si particulière. Il a vu mon accident et je lui explique que je possède mon engin depuis peu et mes erreurs (freinage avec position trop haute). On discute alors roller, vélo couché et Ardèche pendant un bon moment, fait des photos, puis un randonneur se gare pas loin et sort avec gants et cisailles: il est là pour entrenir un chemin sur lequel la nature essaie de reprendre ses droits. Alors qu’on lui demande lui demande un stylo pour nous échanger nos coordonées, la discution reprends de plus belle.

Après une bonne heure de pause, je reprend la descente vers Tournon. Je me fait encourager plusieurs fois par des cyclistes qui me doublent. Les Gorges du Doux sont magnifiques et me rappèle un peu les Gorges de la Nesque du stage en Provence.
Les rochers sont plus jaunes/oranges que gris et le Doux, rivière torrentielle mal nommées d’après ce j’ai vue et entendue, et plus large que la Nesque. Une ancienne voie de chemin de fer relie Lamastre à Tournon avec une machine à vapeur ou une à diesel. Il s’agit du Mastrou, à l’arrêt depuis peu. Les locaux ne savent pas trop s’il pourra reprendre ses navettes dans les Gorges. Peut-être en 2012. Aujourd’hui, son sifflet a rententie dans la vallée pour signalé le passage hebdomadaire de la locomotive sur les rails pour la marche d’entretien.

Je pose enfin mes affaires au camping de Tournon, à 20m du Rhône à l’embouchure du Doux et une vue panoramique sur les vignobles de Tain-l’Hermitage (ou de Croze-l’Hermitage, il faudra que je vérifie).

Mes pieds commencent à souffrir des portions gratonneuses rencontrées et des dénivelés et j’ai finalement une demi-journée de retard sur mon programme. Je ne regrette pourtant pas de prendre mon temps et de profiter à mon rythme de ces vacances au milieu de la nature.

Demain matin, je visiterai les villes de Tournon et Tain-l’Hermitage avant de prendre la route vers Hauterives l’après-midi. Du coup, je vais sûrement faire l’impasse sur la Tour d’Ablon où je pensais faire ma pause de la mi-journée. Je pense avoir mon compte de grimpette et ce n’est pas fini.
Il est aussi probable que j’arrive trop tard pour visiter le Palais Idéal. Ce sera donc pour jeudi matin, suivi l’après-midi des 46km qui me séparent de Vienne.

J1 – La Voulte-sur-Rhône – Vernoux-en-Vivarais – Lamastre

Le premier jour était donc très ambitieux en partant de La Voulte-sur-Rhône en Ardèche au sud de Valence, je comptais rallier Vernoux-en-Vivarais pour y prendre mon repas et une bonne pause.

Cette étape matinale m’a fait gravir le Col de la Mûre (ou Col de Serre-Mûre selon les cartes) en haut de la Corniche de l’Eyrieux: 9km et 655m de dénivelé à partir de Saint-Laurent-du-Pape. C’était vraiment très dur et très long. Il m’a fallu pas loin de 2h pour arriver en haut depuis La Voulte. Cette montée s’organise plus ou moins en pallier successifs, 100m à environ 5% suivi de 50m à plus de 10 voir 15%. J’ai fait pas loin d’une dizaine de mini-pauses pour prendre du souffle, de l’eau et des photos.

Les paysages ardéchois sont magnifiques et la très légère brume mettait superbement en perspective le relief du Massif Central. Les monts les plus lointains et hauts se dessinant en gris-bleu clair, les plus proches formant un dégradé jusqu’à la vallée de l’Eyrieux toutes en couleurs: verts comme l’été pas si lointain, orange de l’automne arrivant, gris et jaunes de la roches à nue. De l’autre côte, sur un promontoire rocheux, les ruines d’un château dominent la vallée.

Arriver au lieu-dit « la Maisonneuve », un nom ironique pour ce petit hameau de vieille maison en pierre, je me suis cru arrivé au col. Erreur et petit coup au moral après une portion indiquée à 12%, la route changeait juste de versant et il y avait encore plusieurs kilomètres avant le point culminant de mon périple. Quelques distances plus loin donc, une dernière épingle très raide et là, le panneau annonçant le col de la Mûre (765m).

Juste derrière, un panneau prévient que la suite ne va pas être triste: descente à 12% sur 4,5km… heureusement que le skate-drive à possède 2 freins relativement efficaces, sinon là, je descendait soit en stop, soit à pieds. Finalement, j’ai fait aussi 2 ou 3 pauses dans la descente pour prendre des photos et éviter la surchauffes des freins et des cuisses (vive la chaise, parfois en plus sur du gratton).

Autre surprise, Vernoux n’est pas tout à fait en bas du col de la Mûre. Depuis le fond de la vallée, il y a encore 4km et ~180m à grimper. Aie… je prends mon temps et finalement, à 12h30 je m’installe à la terrasse du Café de l’Empire dit « chez Seb » (ouvert en 1820 et classé !), un établissement au menu du jour intéressant et bon marché. Pour une terrine au châtaigne, une délice de volaille sauce au poivre accompagné d’une gratinée de poireau et de frites suivi d’un tarte au pomme, le tout arrosé d’un jus d’orange et un café, je m’en tire pour 15€. 🙂

Seconde étape de la journée. Je bouquine ensuite jusqu’à 15h et prends la route repérée pendant mon repas. C’est une petite route qui passe par Chateauneuf-en-Vernoux et qui a l’avantage sur mon itinéraire prévu d’être plat puis en montée douce (4-5%) au lieu de descendre puis remonter, moins fréquenté par les voitures sans être plus longue. Bref, du bonheur.

Au final, le village de Chateauneuf valait le coup et la route fut globalement agréable: pas trop de gratton et beaux paysages de campagne.

J’arrive en haut du second col (Col de Montreynaud, 760m) après avoir croisé plus de vélos que de véhicules à moteur et me dits, que là c’est bon, plus que de la descentes! Oui, mais… la descente, bien que plus douce que la première, est revêtu pendant plusieurs kilomètres, d’un horrible gratton supportable. Pour ceux qui connaissent, la piste de Vincennes, sous les arbres dans la descente, c’est du velour à côté. Je ressentais même les vibrations à travers le skate-drive par moment.

Ensuite, je découvre Lamastres petite bourgade à la fois coincée et étalée dans la vallée du Doux. C’est encore une fois magnifique. Plusieurs châteaux verrouillaient la vallée, il y a quelques siècles. Aujourd’hui ce sont des ruines qui dominent la ville, parfois partiellement habitées comme celles du Retourtour à l’entrée de mon camping.

En parlant de camping, celui-ci est en fait à 2km du centre ville et le seul moyen d’y accéder c’est de grimper encore un bonne petite cote, pour redescendre d’autant au « Retourtour ». A vrai dire, j’étais plus à ça près. Ce soir je suis finalement retourné dans le centre ville à pieds pour manger après avoir installer mon campement et pris une bonne douche. La pizzeria du camping est apparemment fermée hors-saison.

J’ai rédigé cette note au restaurant de l’Hotel des Négociants devant un bon repas ardéchois: Cailette (une charcuterie locale à base de viande et de diverses herbes, servie chaude), un gratin de ravioles à la mode ardéchoise (ravioles de Romans avec des lardons, des chataignes et de la crème fraiche), fromage blanc puis coupe ardéchoise (crème de marrons, glace à la chataigne et à la vanille). Le tout arrosé d’une Leffe (pas très locale mais bonne et fraiche) et d’un café.

Il ne me reste plus qu’à rentrer au camping: petite ballade digestive de 2km avec un beau relief et probablement un belle vue sur Lamastre de nuit.

Quelques photos sont déjà en ligne dans la galerie.

Randonnée roller de 4 jours de Valence à Vienne

Comme je vais visiter deux amis deux week-ends de suite et qu’il n’y a qu’un peu plus de 80 km entre Valence (Drôme) et Vienne (Isère), j’ai fini par me décider pour une randonnée roller et camping de quelques jours à travers l’Ardèche toute proche, la Drôme et l’Isère.

4 jours pour faire un peu plus de 80km étant largement plus qu’il ne m’en faut, j’ai prévu quelques détours par des sites intéressants.

Je dois aussi avouer que je ne me serais pas lancé dans un tel projet sans Thibault et Goyan qui m’ont donné l’envie de partir sur les routes rollers aux pieds. Même si mon projet est beaucoup moins ambitieux que leurs voyages à travers l’Himalaya, l’Indochine, l’Iran, l’Italie

J’ai ajouté leurs blog à la liste.

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