Éclairage horticole domestique – épisode 2

Pour faire bref, pleins de galères et de déceptions, mais une solution imprévue :

  • Galère à trouver des informations sur le type de lampe, la puissance lumineuse qui ne soit pas un vendeur qui essaie de vendre son produit en crachant plus ou moins sur les autres;
  • déception : j’ai pas trouvé d’ampoule horticole au format GU5.3 (12V). J’ai vu des chinois vendre du GU5.3 en 220V (totalement hors norme et dangereux!) mais rien de mieux.
  • 2 tentatives d’achats en France via eBay, multiples déceptions :
    • les 2 étaient en fait des vendeurs Amazon, boîte que je veux justement éviter.
    • Le premier éclairage était non-conforme : annoncé 45W, l’alimentation (USB ?!!) faisait 5V 2A avec de l’autre côté deux douilles E27 (le même type que les plafonniers) pour du 5V : complètement hors norme et dangereux !!! Donc rétractation (heureusement sans problème) et remboursement;
    • 2e colis arrivé en mauvais état, éventré et avec un gros risque d’avoir des éléments manquants ou abîmés. Refusé et remboursé.

J’ai finalement trouvé un modèle convenable pour mes plantes dans une boutique physique de culture hydroponique/culture d’intérieur (Culture Indoor à Lyon) quelques jours avant le deuxième confinement. Ce n’est pas un éclairage strictement horticole, mais qu’il émet une lumière blanche plutôt que rouge et bleu. Ça passe mieux en appartement.

Cependant, il n’y a aucun contrôle sur ces éclairages, même pas un simple interrupteur. Seulement une lampe avec une prise 220V.

Pour le contrôle, j’ai intégré un module de domotique Shelly 1PM dans une multiprise à 3 prises, découvert grâce à un article sur INpact-Hardware.fr à propos d’un autre produit Shelly.

Une des 3 prises est sacrifiée pour le module, les 2 autres sont contrôlées par le relais du module Shelly. L’interrupteur est recâblé pour servir d’entrée au module et ne coupe pas l’alimentation de celui-ci. Enfin, par pur hasard, le bouton reset reste accessible et la LED témoin du module est visible à travers un des trous d’origine.

Multiprise modifiée avec un module Shelly 1PM à la place de la première prise. On voit la LED du module allumé et il manque la fiche de la terre sur cette

Ce n’est donc pas du 100% DIY, mais c’est finalement plus compact (le transfo 220V->3.3V pour le microcontrôleur est intégré), discret et sécurisant (gestion 220V) que ce que j’aurai pu faire. Idem côté logiciel avec un firmware pas mal (et mis à jour régulièrement OTA) et une intégration à Home Assistant que je commence à utiliser par ailleurs. En bonus, j’ai un relevé de la consommation électrique des lampes (mesures conformes aux spécifications des lampes !).

Home Assistant ou un autre système de domotique n’est pas indispensable, le firmware du module Shelly (propriétaire) permet déjà beaucoup de chose indépendamment. Cependant, l’intégration domotique permettra des petits truc sympa comme ne pas allumer s’il y a déjà assez de lumière (volet ouvert par exemple) ou suivre les heures de lever et coucher du soleil, entre autres. En plus de Home Assistant, d’autres systèmes domotiques sont utilisables du très basique MQTT pour les plus développeurs au cloud propriétaire de Shelly pour ceux qui ne veulent pas mettre les main dans le cambouis.

A noter que sous le capot, les modules Shelly utilisent un ESP8266 bien connu des makers et que les contacts pour le port série sont disponibles sur un certain nombre de modules. Il y a donc peut-être moyen de « libérer » ces petites bêtes…